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Les aventures d'Indy, gay à Paris - Indy sans Jones

Les aventures d'Indy, gay à Paris - Indy sans Jones

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#35 Antidote Rosa

#35 Antidote Rosa

#35 Antidote Rosa

Une semaine classique ? Dimanche

 

Nous étions au début de l'après-midi et j'avais bu pendant la nuit les trois quarts de la bouteille d'eau qui était pleine, à la tête de mon lit, en me couchant au petit matin. À la cuite d'hier soir faisait place désormais le mal de crâne. Situation classique d'un lendemain de soirée arrosée.

 

Après un après-midi entier à préparer la grande soirée gay du samedi à venir, nous avions honoré la soirée gay de ce samedi là. La « Sweet » avait tenu ses promesses. Comme d'habitude et pêle-mêle : de jolis garçons, quelques torses, environ 400 bruns barbus gay parisiens se ressemblant, deux mecs avec le même T-shirt, des cocktails toujours bien dosés, beaucoup d'hypocrisie au moment de recroiser certains contacts -« ça me fait super plaisir de te voir, tu passes une bonne soirée ? »- et surtout une queue interminable pour aller aux toilettes.

 

Sébastien n'avait pas profité de la soirée comme à son habitude, il essayait de repérer dans les moindres détails ce qu'il ne devait pas oublier pour son propre événement. J-7.

 

C'était un supplice de se traîner hors du lit mais je devais m'activer pour avaler du paracétamol, prendre une bonne douche et surtout manger quelque chose. Même si nous avions terminé au kebab du coin, j'avais une fringale incroyable.

 

La bande nous attendait pour 17 heures au parc des Buttes-Chaumont. Le dimanche, c'est Rosa. L'été, le soleil, une bière fraîche et la guinguette à l'ambiance de la Camargue. Le Rosa, ou l'antidote à la déprime du dimanche.

 

Peu à peu, le lieu s'emplissait de centaines d'hommes et femmes -surtout des hommes- ayant l'envie commune de danser, de profiter jusqu'aux dernières heures de ce week-end et évidemment de ne pas rentrer seul. Nous étions placés sur une grande table dehors près de l'entrée et nos yeux ne cessaient de scruter les nouveaux venus.

 

Gabriel devait me rejoindre et j'étais torturé. Entre le plaisir de le retrouver et de danser contre son corps moite, collés par l'effet d'un trop grand nombre de danseurs sur une petite piste et attendant fébrilement un vieux tube italien des années 90. Et entre l'envie de pouvoir profiter pleinement de cette soirée, sans attache et sans mec, tel un chasseur à l'affût des contacts visuels et épidermiques.

 

Je l'avais retrouvé assis sur les quelques marches de l'entrée, il avait rejoint ses amis. Les premières notes d'Ophélie Winter se lançaient. Il était déjà 22 heures, j'avais trop de bière dans le corps et la nuit ne faisait que commencer.